La Rose Noire

Question de ponctuation

Un homme riche était au plus mal. Il prit un papier et un stylo pour écrire ses dernières volontés.

"Je laisse mes biens à ma sœur non à mon neveu jamais sera payé le compte du tailleur rien aux pauvres."

Mais le mourant passa l'arme à gauche avant de pouvoir achever la ponctuation de son billet. À qui laissait-il sa fortune ?

Son neveu décide de la ponctuation suivante :

"Je laisse mes biens à ma sœur ? Non ! A mon neveu. Jamais sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres."

Mais la sœur n'est pas d'accord. Elle ponctuerait le mot de la sorte :

"Je laisse mes biens à ma sœur. Non à mon neveu. Jamais sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres."

Le tailleur demande la copie de l'original et ponctue à sa manière :

"Je laisse mes biens à ma sœur ? Non à Mon neveu ? Jamais ! Sera payé le compte du tailleur. Rien aux pauvres."

Là-dessus, les gueux de la ville entrent dans la maison et s'emparent du billet. Ils proposent leur version :

"Je laisse mes biens à ma sœur ? Non. À mon neveu ? Jamais ! Sera payé le compte du tailleur ? Rien. Aux pauvres."

(Auteur anonyme)

 

Ainsi va la vie : elle nous propose une version de l'existence sans point ni virgule, c'est à nous de la ponctuer... et c'est cette ponctuation qui fera toute la différence.

"Entre le point d'exclamation de la vie et le point d'interrogation de la mort : tout n'est que ponctuation." (Tristan Maya)



16/09/2007
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